Un avion au décollage à 20 mètres produit un bruit de 125dB, une des premières source de pollution sonore.
Didson - Créateur de solutions antibruit actives permettant de vivre sans bruit fenêtres ouvertes.

Le bruit et la pollution sonore

traduction et conséquences

Le son et le bruit

Le son

C’est une vibration de l’air définie par une fréquence exprimée en hertz, qui peut être caractérisée par sa fréquence (grave ou aigu), son niveau sonore (intensité) et sa durée (court ou long).

Le bruit

C’est un mélange complexe de sons produisant une sensation auditive considérée comme gênante ou dangereuse. Ce qui différencie le bruit d’un son, c’est la perception que nous en avons et qui varie en fonction de l’individu et du contexte.

Les sons se répartissent en différents types en fonction de leur fréquence. Tout d’abord, il y a les infrasons dont la fréquence est inférieure à 20 hertz. Puis les sons audibles par l’homme qui ont une fréquence comprise entre 20 et 20 000 hertz, et enfin les ultrasons, dont la fréquence est supérieure à 20 000 hertz.

La parole elle, correspond à une fréquence de 100 à 6 000 hertz. Les sons graves ont une fréquence plus faible et les sons aigus une fréquence plus élevée. Le niveau de bruit est mesuré à l’aide d’un sonomètre en décibels. La parole se situe à 50 décibels (dB) alors que le seuil de dommage de l’oreille est supérieur à 80 décibels.

Le niveau sonore

Le niveau sonore se mesure en décibel. Si deux sources différentes génèrent du bruit, le bruit global ne correspond pas à l’addition des deux niveaux sonores. Si une source de bruit est supérieure de 10 dB à l’autre, le bruit le plus fort masquera le plus faible. Si les deux sources sont équivalentes, le son global correspondra au niveau sonore d’une des sources + 3 dB.

La propagation du son

Comme le son est une onde de vibration de l’air, celle-ci peut donc être réfléchie, transmise, diffractée ou absorbée lorsqu’elle rencontre un obstacle. C’est sur les principes de comportement du son que se basent tous les concepts d’isolation ou de correction acoustique, tant au niveau des habitations que de l’aménagement urbanistique.

La pollution sonore et ses conséquences

La pollution sonore liée principalement aux moyens de transports, est considérée comme un problème sanitaire primordial qui impacte des millions de personnes dans le monde.

L’OMS estime qu’en Europe dans les zones urbaines  le bruit est responsable de 10 000 morts prématurés par an.

L’European Environment Agency (EEA) a déterminé que :
– 1 Européen sur 3 est exposé à des nuisances sonores excessives (+ de 55 dB) le jour.
– 1 habitant sur 5
 est exposé à des niveaux sonores très nocifs pour la santé la nuit.

L'exposition des Européens aux bruits et à une pollution sonore supérieure à 55dB

Selon l’ADEME, 43 % des Français disent être gênés par le bruit au quotidien. La pollution sonore affecte les gens :

– Sur les plans physiologiques et psychologiques
– 
Agit sur des activités essentielles telles que le sommeil, le repos, l’étude et la communication

– A pour conséquences directes le stress, des troubles du sommeil, des effets sur le système cardio-vasculaire, immunitaire et endocrinien et joue sur la santé mentale

A grande échelle, les effets impactent l’économie dans son ensemble, allant de la perte de productivité à l’augmentation des dépenses dans les services de santé et même à la dépréciation substantielle de la valeur immobilière.

De ce fait, la population perçoit la pollution sonore comme l’un des principaux problèmes environnementaux actuels au point de refuser la réalisation de nouvelles infrastructures de transport pourtant essentielles au développement économique (ex : aéroport Notre Dame des Landes).

Face à ce fléau, nos sociétés doivent donc faire face à deux problèmes de taille :

– Protéger la santé des populations croissantes des agglomérations, contre les effets nocifs
de la pollution sonore.

– Lutter contre le confinement, car le renouvellement de l’air, en plus d’assurer la préservation des bâtiments, est une nécessité vitale.

Face au bruit, l’enjeu pour nos sociétés est double :

– Préserver les citoyens du bruit sans les confiner dans les habitats,

– Développer les infrastructures de transport pour favoriser la croissance économique des pays.

Recommandations sur le bruit de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

L’OMS recommande un niveau de bruit ambiant inférieur à 35 décibels (dB), pour un repos nocturne convenable. Le seuil de danger acoustique est fixé à 90 dB. Au-delà de 105 dB, des pertes irréparables de l’audition peuvent se produire. Le seuil de douleur acoustique est fixé à 120 dB. Au-dessus de ce palier, le bruit devient intolérable, provoquant d’extrêmes douleurs et des pertes d’audition…

Les conséquences de la pollution sonore dans les lieux de vie

Si des solutions passives existent pour traiter le bruit dans l’habitat et les lieux de vie (double vitrage, isolant acoustique des façades, VMC double flux…), elles contraignent les gens à vivre derrière des fenêtres fermées tout en les privant du plaisir de vivre en contact avec l’extérieur. Conséquence directe : un manque d’aération suffisant dans les habitations ! L’isolation des logements étant devenue très efficace, le déficit voire l’absence de ventilation permanente favorise l’accumulation des polluants chimiques et biologiques, des odeurs, de l’humidité, de la chaleur qui nuisent à la santé.

Pourtant le renouvellement de l’air dans des locaux habités, par son rôle d’aération et de dilution, est indispensable :

  • En termes de confort et d’hygiène

  • Pour assurer la pérennité de la structure

  • Pour la sécurité face aux appareils de combustion

3 facteurs qui sont fortement appuyés par les premiers résultats de l’Observatoire de l’Air Intérieur (rapport Avril 2002) qui met en évidence que l’air que nous respirons à l’intérieur des bâtiments est plus pollué que l’air extérieur (activité des occupants, émission de polluants par les matériaux…).