Lutter contre le bruit des travaux de voirie et du bâtiment
Didson - Créateur de solutions antibruit actives permettant de vivre sans bruit fenêtres ouvertes.

Lutter contre le bruit

L'antibruit actif

Les techniques de réduction de bruit

Actuellement, les technologies antibruit existantes se classent en 2 catégories

L’antibruit passif

C’est la solution actuellement la plus répandue, qui vise plutôt l’isolation que la réduction du bruit en elle-même. Cette méthode permet d’isoler le son des bruits extérieurs grâce à l’emploi de matériaux résistants, épais, de préférence dense que l’on dispose entre la source du bruit et l’espace à isoler. Plus l’isolation souhaitée est importante, plus il faut ajouter d’épaisseur d’isolant voire même concevoir un sandwich d’isolation qui alterne des couches de différents matériaux aux caractéristiques complémentaires et dont chaque épaisseur joue un rôle différent. Les limites de cette méthode qui contraint à confiner l’espace, sont donc d’une part qu’elle est très encombrante et d’autre part qu’elle est dépendante du volume sonore ambiant auquel elle ne s’adapte pas toujours.

Les solutions passives, tels que le double vitrage ou les murs insonorisés, sont actuellement les seules options viables pour réduire le bruit. Elles relèvent d’une combinaison de murs insonorisés et de double vitrage mais impliquent toutes un confinement complet des utilisateurs à l’intérieur des habitats ou des lieux de travail.

L’antibruit actif

Le contrôle acoustique actif ou l’antibruit actif en anglais Active Noise Control / ANC est une technologie qui vise à générer un contre-bruit pour annuler un bruit.
Le bruit étant une fluctuation de pression, si une source auxiliaire (dite secondaire) émet une onde de pression (un bruit) avec la même amplitude et en opposition de phase avec le bruit indésirable, les deux champs de pression se superposent pour donner le silence. Dans la pratique, on n’obtient pas précisément le silence mais une réduction du bruit plus ou moindre selon la méthode utilisée pour générer « l’antibruit ».
L’apparente simplicité de ce procédé cache toutefois une difficulté de réalisation quasi insurmontable.

Avantages du contrôle actif du bruit

Le recours à une technologie active prend alors tout son sens, car contrairement à un contrôle dit passif, le contrôle actif analyse la situation à laquelle il est confronté et s’adapte pour répondre au mieux aux attentes du système.

Le contrôle actif est particulièrement apprécié pour les avantages suivants  :

– une efficacité
accrue pour le traitement des basses fréquences,

– un encombrement et une masse réduite (spécifiquement recherché en aéronautique),

– une capacité de traitement sélective (notions de design sonore).

Toutefois, si les principes de base du contrôle actif sont assez élémentaires, leur mise en œuvre pratique reste encore complexe.

Historique du contrôle actif antibruit.

  • Dès 1934

    Paul Lueg dépose un brevet (U.S. Patent 2,043,416) sur le contrôle de bruit dans des tuyaux.

  • En1953

    Harry Olson et Everett May des laboratoires RCA, à Princeton publient Electronic sound absorber, dans le Journal of the Acoustical Society of America, qui donne les détails de principe de « l’absorbeur électronique de son ».

  • Dans les années 60

    Trois chercheurs français du laboratoire CNRS de mécanique et d’acoustique de Marseille, Maurice Jessel, Georges Canévet et Gérard Mangiante reprirent le concept de « contrôle actif ».

  • Fin des années 70

    Une application de contrôle dans les gaines de ventilation est envisagée.

  • Dans les années 80

    Le développement des micro-processeurs spécialisés en traitement du signal (Digital Signal Processing) permettent la mise en œuvre en temps-réel d’algorithmes de contrôle adaptatifs et c’est ainsi qu’apparaissent les premiers casques antibruit actifs.

  • En 1986

    Bose lance le prototype d’un casque à réduction de bruit pour protéger l’ouïe des pilotes Dick Rutan et Jeana Yeager, lors de leur vol historique autour du monde sans escale à bord de Voyager, la nouvelle navette de la Nasa.

  • En 1992

    P.A. Nelson et S.J. Elliott, rédige le premier ouvrage entièrement consacré au contrôle actif du bruit « Active Control of Sound, Academic Press ».

  • En 1995

    Lionel Gaudriot et son équipe du Comptoir de la Technologie – LCT  conçoit une application pour la protection des riverains d’aéroport sanctionnée par le brevet : Active Device for attenuating the sound intensity – US Patent n°6 463 156 B1 oct. 08/122002.

  • En 2004

    L’équipe LCT participe à la mise en place d’un démonstrateur totalement opérationnel est installé à l’Aéroport de Milan qui valide le concept d’antibruit dans un espace libre.

  • En 2010

    Lionel Gaudriot dirigeant de la société Didson dépose un brevet sur un nouveau dispositif à temps de réponse nul.